Ce qui a changé, et pourquoi

Le diagnostic de performance énergétique convertit l’énergie consommée en énergie primaire. Pour l’électricité, ce coefficient valait 2,3 depuis l’origine. L’arrêté du 13 août 2025 l’a ramené à 1,9 au 1er janvier 2026, par alignement sur la méthode européenne. Conséquence directe : à consommation identique, un logement chauffé à l’électricité affiche une consommation d’énergie primaire plus faible, donc une meilleure classe.

Personne ne peut être déclassé

Les étapes d’un dossier, du relevé aux garanties
Les étapes d’un dossier, du relevé aux garanties

Le texte ne joue que dans un sens. Aucun logement ne peut perdre de classe du fait de ce changement. Les DPE réalisés avant 2026 restent valables dix ans, et peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite de diagnostiqueur, via l’Observatoire DPE de l’ADEME.

Conséquences pour un bailleur

Beaucoup. Un logement classé F qui repasse en E n’est plus concerné par l’échéance de 2028, mais par celle de 2034. Un logement classé G qui repasse en F sort de l’interdiction en vigueur depuis janvier 2025. Avant d’engager des travaux pour sortir du statut de passoire, ce point mérite d’être vérifié.

Questions fréquentes

La mise à jour est-elle payante ?

Non. Elle se fait à partir du DPE existant, via l’Observatoire de l’ADEME, sans nouvelle visite.

Mon logement au gaz est-il concerné ?

Non. Le coefficient modifié ne s’applique qu’à l’électricité.

Le gain est-il automatique ?

Non. Il dépend de la part de l’électricité dans la consommation totale. Un logement tout électrique est le plus concerné.

D’où viennent les chiffres utilisés ?

Des barèmes et tarifs publics cités sous le résultat, avec leur date de mise à jour.

Le résultat vaut-il devis ?

Non. C’est une estimation de cadrage. Un devis suppose une visite sur place.

Mes réponses sont-elles conservées ?

Elles restent dans votre navigateur pour éviter de les ressaisir d’un outil à l’autre. Vous pouvez les effacer d’un clic.

À quelle fréquence les barèmes sont-ils revus ?

À chaque publication officielle. La version des règles est affichée avec le résultat.

Peut-on imprimer le résultat ?

Oui, un rapport mis en page est disponible depuis chaque simulateur.

Que faire du résultat ensuite ?

Le confronter à une visite technique gratuite : c’est elle qui transforme une estimation en prix ferme.

Une rénovation énergétique est-elle rentable ?

Rapportée au reste à charge, c’est-à-dire à la somme réellement sortie après aides, l’économie annuelle représente couramment 8 à 15 % par an sur un logement classé F ou G. Cette économie n’est ni imposée ni soumise aux prélèvements sociaux, contrairement aux intérêts d’un placement. Le calcul dépend de la surface, de la classe de départ et de l’énergie utilisée.

Peut-on financer les travaux et gagner de l’argent dès la première année ?

C’est possible lorsque l’économie mensuelle dépasse l’échéance du prêt. Avec un éco-prêt à taux zéro remboursé sur quinze ans, la mensualité reste basse et l’écart peut être positif dès le premier mois. Quand ce n’est pas le cas, l’écart se comble une fois le prêt soldé, et le simulateur indique l’année de bascule.

Combien coûte une année d’attente ?

Le montant de l’économie non réalisée, chaque année, auquel s’ajoute la hausse du prix de l’énergie. Sur un logement mal isolé, cette somme se compte en milliers d’euros par an. Elle n’est pas mise de côté en attendant : elle est déjà dépensée.

Les travaux augmentent-ils la valeur du logement ?

Les Notaires de France mesurent chaque année l’écart de prix entre classes énergie sur les transactions réelles. L’écart entre une classe G et une classe C dépasse couramment 20 % pour une maison. Ce sont des chiffres nationaux : le marché local peut s’en écarter.

Faut-il un apport pour lancer un chantier ?

Pas nécessairement. Les aides réduisent le montant à financer, l’éco-prêt à taux zéro étale le reste sans intérêts. Un prêt travaux classique peut compléter. Un crédit vous engage et doit être remboursé : vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Ces estimations sont-elles fiables ?

Ce sont des ordres de grandeur, donnés en fourchette, à partir des seuils du diagnostic de performance énergétique et des tarifs publics de l’énergie, avec leurs sources et leurs dates affichées. Elles ne remplacent pas une visite : l’état réel d’un plancher, d’une toiture ou de réseaux vétustes peut les déplacer dans les deux sens.